Nonauxmensongesdusnes

11 mai 2014

chapitre IV : suite de la déconstruction de la « manip »….

Classé dans : Non classé — nonauxmensongesdusnes @ 18 h 21 min

oui il aurait du avoir la puce à l’oreille l’adhérent ou le professeur « moyen » à propos de la phrase suivante de l’article de Xavier Marand « Les décrets de 1950 doivent être revus, améliorés et cadrés nationalement. » dans l’US du 14 septembre 2013....

1) c’est en effet la première évocation d’une révision, amélioration et d’un cadrage des décrets de 1950 depuis que le SNES-FSU informe (?) mais surtout communique autour des « négociations métier »..

2) mais la couverture de  l’US magazine N° 715  du 19 octobre 2013 le rassure quelque peu  : pas question ici de « négociation sur le statut » …il est annoncé : « métier : ouverture des négociations »….et de se précipiter sur le dit US magazine pour ne trouver quelque chose à lire qu’en page 13…..(http://www.snes.edu/IMG/pdf/usmag735_pdf_bd.pdf)

première remarque : elles risquent de durer les « négociations » puisque le SNES-FSU titre « ouverture du chantier métier »….donc si ça risque de durer on a le temps de « voir venir » se dit doctement le professeur ou l’adhérent « moyen »…

deuxième remarque : l’article est signé par Frédérique Rolet, co-secrétaire générale et porte-parole  du SNES-FSU : bref la voix officielle…c’est du « sérieux » , du « vrai »….

troisième remarque : les intertitres (en rouge)…. (l’adhérent ou le professeur « moyen » il est très occupé et parfois lui aussi il ne fait que lire en diagonal ) : « des moyens pour une vraie amélioration……qui doit toucher tout le monde »…chouette se dit l’adhérent ou le professeur « moyen » qui lit en diagonal entre deux corrections de copies..

quatrième remarque : les termes « le ministre a »  ou « s’est » ou « Vincent Peillon.. »  ou « Le ministre de l’Education »  commencent chaque partie, chaque paragraphe de l’article de Frédérique Rolet..: qui a plus de 80 % ne fait que restituer les propos du Ministre de l’Education…..le SNES-FSU se fait ici le relais (propagandiste?)  intégral  de la communication ministérielle….

cinquième remarque : tout dans l’article , y compris les intertitres en rouge déjà mentionnés, est rédigé pour laisser croire que  le « chantier métier » sera lié  à une revalorisation salariale à venir et à une amélioration des conditions de travail de tous les enseignants . Mais après une lecture attentive, il en est tout autrement . « extraits » :

a) » obligé d’admettre que les enseignants et CPE du Second degré n’avaient bénéficié d’aucune mesure indemnitaire en 2012, d’aucune amélioration des conditions de travail et de rémunération, le ministre de l’Éducation s’est engagé »

b) » Liant les questions de revalorisation à celles de redéfinition des missions, il a annoncé l’an dernier l’ouverture de treize chantiers dont l’un sur les enseignants du second degré. »

c ) sous l’intertitre « des moyens pour une vraie amélioration » : « Le ministre a déjà livré aux médias (sic!!)  quelques propos qui donnent un aperçu des axes envisagés ; dans le cadre d’un budget 2014 très contraint (tiens tiens !!!! l’adhérent ou le professeur « moyen » devrait noter ce point) , il doit dégager des moyens pour proposer quelques mesures significatives en ZEP, du type diminution d’une heure en présence d’élèves pour favoriser la concertation et le travail en équipe. »

est ce une « vraie amélioration »? et comment pourrait elle survenir (y compris sur la diminution des effectifs évoquée plus loin dans le paragraphe) si le budget 2014 est « très contraint » comme le relaie complaisamment le SNES-FSU? en outre quel contraste entre l’intertitre et le contenu réel (« quelques mesures significatives en Zep »)…

d) sous l’intertitre « qui doit toucher tout le monde »: nous parle t’on de la revalorisation…que nenni…là il s’agit d’introduire la rénovation des décrets de 1950 qui doit bien toucher « tout le monde » (et la suite des évènements le démontrera…..à la grande surprise des professeurs de CPGE)

sixième remarque : l’encart sur le SNPDEN  » le SNPDEN fait son cinéma »..le SNPDEN  veut l’abrogation des décrets de 1950 (aussi vieux que Miou-Miou), l’annualisation des services et la main sur les services des enseignants , nous indique le SNES-FSU….mais le SNPDEN se « fait un film » nous rassure le SNES-FSU ….

conclusion : tous les éléments des mensonges, manipulations à venir sont là en germe…le SNES-FSU agit ici en relais de propagande ministérielle, se livre à une communication manipulatrice et pose les jalons des trahisons à venir

Nous verrons comment celle-ci se mettra en place dans le prochain  chapitre….

chapitre III : pourquoi vous ne comprenez rien aux « discours » du SNES-FSU sur le nouveau décret..

Classé dans : Non classé — nonauxmensongesdusnes @ 16 h 24 min

Réponse : ..vous n’êtes ni stupides ni bornés…. tout cela  est fait à dessein de la part du ministère et du SNES-FSU qui a servi de caisse de résonance complaisante et de courroie de transmission complice :

Démonstration :

1) le choix du « vocabulaire »….. »négociations métier » , « fiches métier »………si l’on s’en tient au sens commun du mot « métier » ,  l’adhérent  ou le professeur « moyen » qui reçoit la prose du SNES-FSU et du ministère va faire le lien avec la « profession » qu’il exerce ,  avec l’objet de celle -ci,  les habiletés « techniques » que procurent la pratique, l’expérience , lien renforcé par le contenu du dossier spécial « métier » dans l’Université Syndicaliste intitulé « professeur : un métier à réinventer «   publié le 26 janvier 2013 (dossier complet ici : http://www.snes.edu/IMG/pdf/dossier_SNES_metier.pdf)..

.Dans ce « dossier spécial « métier » sont évoqués :

- les contenus et pratiques

- le rôle des TICE

- les injonctions contradictoires,

- la formation, initiale et continue des enseignants,

- les salaires et la question de la revalorisation

mais jamais ni la question du statut ni celle du temps de travail….

impression renforcée par la communication ministérielle menée dans le cadre de la « Refondation » : « la mise en oeuvre effective des priorités de la refondation de l’École exigeait de rénover nos pratiques pédagogiques et ainsi de redéfinir les métiers de l’éducation. » nous explique doctement dans son dossier de presse le ministère ((dossier complet ici :http://www.snes.edu/IMG/pdf/dossier_de_presse_MEN_1.pdf)

L’adhérent ou le professeur « moyen » habitué aux « rénovations des pratiques pédagogiques » régulières venant d’en « haut » n’a donc pas de raison de s’inquiéter outre mesure….pour son statut, son temps de travail et son salaire….

idem avec le terme « missions« . L’adhérent ou le professeur « moyen », certainement pas entré dans l’Education Nationale pour le niveau de la rémunération , en ancien bon élève qu’il a souvent été s’en tiendra à la définition classique du mot : « But élevé, devoir inhérent à une fonction, une profession, à une activité et au rôle social qu’on lui attribue », qui fait « écho » à sa propre motivation,  et omettra le fait que ce mot a été complètement détourné de son sens par la folie managériale qui s’est emparée de la gestion de la fonction publique… ( la RGPP puis la  MAP  étant passées par là)

 2) la question lancinante de la revalorisation salariale : présente dans toute la communication du SNES-FSU sur toute la période des négociations liées à la Refondation soit depuis juillet 2012 , objet d’une pétition  (qui a ce jour recueilli 9624 signatures dont 635 signatures sur papier!), elle est nettement détachée de la « négociation métier » puisque faisant l’objet d’une communication et d’une revendication séparées.

A l’intention de  l’adhérent ou le professeur « moyen » double message :

- le SNES-FSU fait le « boulot »  : il a des revendications et les fait connaître, le SNES-FSU se bat pour la revalorisation salariale

- les négociations « métier » : ça ne portera pas sur cela……et cela n’aura aucun impact sur cela…

3) patatras : l’adhérent « moyen » abonné à l’US ou le professeur moyen qui le lit lorsque celui-ci traîne en salle des professeurs découvre dans le numéro 734 de l’US du 14 septembre 2013 (consultable ici http://www.snes.edu/IMG/pdf/lus_734_pdf_bd.pdf)  en page 6 un article signé par Daniel Robin sur le « temps de travail » où il est précisé :

- « Ce décompte  (du temps de travail) fait par le ministère met bien en évidence le poids du « travail invisible » qui s’ajoute aux heures devant élèves »;

- « A un moment où vont s’ouvrir avec le ministère des discussions sur le métier d’enseignant, cette enquête pèse lourd car elle met en évidence que la dégradation de nos conditions de travail relève aussi d’éléments objectifs et quantifiables, tant sur la charge de travail que sur la rémunération.Pour le SNES-FSU, ces deux questions ne pourront donc être absentes des discussions à venir ».

« chouette » se dit l’adhérent ou le professeur « moyen ». « enfin on va « reconnaître » tout le travail « invisible » que j’effectue (celui pour lequel je me considère en « mission »)  et je vais pouvoir compter sur le SNES-FSU pour faire reconnaître ma « charge de travail » et obtenir quelques espèces sonnantes et trébuchantes en contre partie de cette « reconnaissance »…

et le SNES-FSU en rajoute une couche pour le rassurer puisqu’il lui annonce dans le même numéro de l’US et sur la même page, sous la plume de Xavier Marand,  que « « Le ministre souhaite mieux reconnaître les missions des enseignants du second degré (en particulier en incluant dans le service les tâches faites hors la classe), favoriser le travail en équipe et permettre la diversification des parcours professionnels. Depuis de nombreuses années, le SNES-FSU revendique un abattement forfaitaire de 2 heures pour tous les enseignants afin de permettre le travail collectif. Les décrets de 1950 doivent être revus, améliorés et cadrés nationalement. »

« encore plus chouette » se dit l’adhérent ou le professeur « moyen ». « en plus je vais travailler moins. »………

IL aurait du se méfier l’adhérent ou le professeur « moyen….la dernière phrase aurait du lui mettre la puce à l’oreille….

suite du décryptage de la « manip » dans le chapitre IV….

24 avril 2014

Chapitre II : petit détour chez les « promoteurs » du décret le SGEN-CFDT et le SE -UNSA

Classé dans : Non classé — nonauxmensongesdusnes @ 12 h 03 min

avant notre entreprise de déconstruction du discours du SNES-FSU faisons un petit détour chez les deux syndicats ayant voté pour le projet de décret au CTM le 27 mars 2014 : le SGEN-CFDT et le SE-UNSA

1) pour le SGEN-CFDT

a)le plus intéressant est de consulter la page du sgen-cfdt de Créteil qui explique, à la sortie de la dernière réunion de discussion (le 12 février 2014) la manière dont on doit, selon lui (et c’est cela qui fonde son vote au Ctm qui suivra) interpréter le projet de décret (consultable ici :  http://www.sgencfdt-creteil.fr/index.php/actualites/108-nouveau-decret-sur-le-metier-et-les-missions-des-enseignants-du-2nd-degre-ce-qui-change-ou-pas) notamment sur l’annualisation et l’application des 35 h (mais tout l’article est à lire)

« D’après Bernard Lejeune qui a mené les différents groupes de travail, le Ministère souhaite un texte qui permette d’affirmer que les enseignants du second degré sont comme tous les cadres de la fonction publique. Ils travaillent à temps plein, et un temps plein de fonctionnaire c’est 1607 heures par an comme le stipule un décret fonction publique en vigueur depuis 2000. Ces 1607 heures se font pour partie sur un temps « pendant lequel les agents sont à la disposition de leur employeur et doivent se conformer à ses directives sans pouvoir vaquer librement à des occupations personnelles » : ce sont les obligations de service en face à face élèves qui sont et seront définies de manière hebdomadaire et non annualisée, inscrite à l’emploi du temps des élèves et des professeurs. Le reste correspond à l’ensemble des tâches que les enseignants effectuent pour pouvoir assurer leur enseignement.

 En fait, il s’agit donc pour le Ministère de doter les enseignants d’un décret qui décrive mieux la réalité de leur travail de cadres qui assument des fonctions de conception de leur intervention auprès des élèves. Cela correspond à ce que prévoit le décret de 2000 dans son article 10 : « le régime de travail de personnels chargés soit de fonctions d’encadrement, soit de fonctions de conception lorsqu’ils bénéficient d’une large autonomie dans l’organisation de leur travail […] peut, le cas échéant, faire l’objet de dispositions spécifiques adaptées à la nature et à l’organisation du service ainsi qu’au contenu des missions de ces personnels. »

b) en ce qui concerne la transformation de notre métier , un bon schéma vaut mieux qu’un long discours : les trois blocs et leurs contenus sont là ( http://www.cfdt.fr/upload/docs/image/pdf/2014-03/gt6_-_metier_enseignant_quelles_evolutions.pdf) et l’on constate à quel point on est loin des statuts particuliers qui définissaient jusqu’ici le contenu de notre « métier ». A noter aussi que le Sgen-cfdt compte aussi poursuivre les négociations dans les directions suivantes : « La possibilité d’alléger le face-à-face élèves au profit des deux autres blocs de mission, La prise en compte de la formation continue (qui relève des blocs 1 et 2) par un allègement du bloc 1, le numérique impacte fortement le travail des enseignants : le ministère doit s’emparer de ce chantier de toute urgence »

c) le SGEN néanmoins n’a pu s’empêcher aussi de raconter,des fariboles à ces adhérents : le 11 décembre 2013 dans un « vrai-faux » consultable ici ( http://www.cfdt.fr/upload/docs/application/pdf/2013-12/argumentaire_vrai_faux_enseignants_2nd_degre.pdf) il indiquait :

« 1/Le ministère veut imposer l’annualisation des services et faire effectuer 1 607 heures, laisser les chefs d’établissement imposer les rythmes de travail…FAUX Dès la deuxième séance de discussions,le ministère a ôté la référence aux 1607heures annuelles car il s’est rendu compte que cet élément constituait un point de blocage. Quant à l’annualisation, il n’en est pas question. Le ministère a rappelé à plusieurs reprises que le temps de travail était et resterait hebdomadaire, dans le cadre des statuts particuliers des différents corps.En réponse aux interrogations du Sgen-CFDT sur la prise en compte des réunions (conseil de classe, parents-profs, conseil d’enseignement, réunions pédagogiques…) et des stages de formation continue,le ministère a confirmé que ces réunions avaient lieu sur le temps scolaire(c’est-à-dire en dehors des vacances scolaires), qu’il était légitime qu’elles se déroulent au moins en partie sur les horaires correspondant aux missions d’enseignement et qu’il n’était pas question d’imposer aux collègues de rattraper les heures d’enseignement ainsi manquée »  pour plus loin indiquer (tout en continuant à raconter des fariboles ) :Une grande partie des tâches aujourd’hui réalisées sur la base du volontariat(réunions de concertation, participation à des projets…) serait rendue obligatoire. Obligatoire, certainement pas, mais faire croire aux collègues qu’enseigner se réduit au seul face-à-face pédagogique témoigne d’une conception très ancienne, pour ne pas dire obsolète… Et c’est le point faible du projet ministériel. Seul le temps de face-à-face est quantifié en heures, pas le reste des tâches. Or c’est l’accumulation de celles-ci sans évaluation et sous le couvert des obligations de service datant de 1950 qui provoque la fatigue et la souffrance de certains collègues. »

2) pour le SE-UNSA:  que de similarités avec le SNES-FSU quant au timing

a) le 27 mars 2014 le SE UNSA publie un communiqué victorieux « décrets de 50 une page se tourne enfin » où il insère le projet de décret dans la « Refondation » : «  Pour le SE-Unsa, cette nouvelle étape de la Refondation offre aux personnels un cadre plus protecteur et plus équitable pour tous. »(http://www.se-unsa.org/spip.php?article6524)

b) le même jour il publie une analyse complète du projet de décret : (http://www.se-unsa.org/IMG/pdf/AnalyseDecretService.pdf)  notamment un commentaire de son article 2 le plus explicite possible :
« Article 2 I- et II- Il définit les composantes du métier :•les obligations d’enseignement  Elles sont inchangées par rapport à l’existant. Elles restent fixées de façon hebdomadaire, ce qui empêche toute tentative d’annualisation.• les missions liées à l’enseignement. Ce sont toutes les tâches qui existent déjà mais qui n’étaient pas considérées comme faisant partie du temps de travail. Le droit est maintenant en accord avec les faits. Il apporte deux précisions concernant le temps de travail :•les enseignants effectuent un temps de travail normal comme les autres fonctionnaires. On ne peut pas ajouter de nouvelles missions sans indemniser ce temps de travail supplémentaire.• le service s’effectue bien «pendant l’année scolaire». Notre temps de travail est « borné » par le calendrier scolaire. »

c) préparation du terrain : dans l’Enseignant N° 168 de septembre 2013 deux articles (http://www.se-unsa.org/UserFiles/File/publications/enseignant/168/ens_168_qe.pdf)

-page 24 « obligations de service : il est temps d’avancer » où il est indiqué : Les temps de concertation et de rencontres doivent être dégagés dans le service. Ils constituent de réels temps de travail, ils doivent être considéré comme tels.

- un éditorial « prenons le pouvoir sur le métier » (ça ne vous rappelle rien????voir chapitre I) de ce blog

- un article pages 4 et 5 intitulé  » et maintenant le temps des personnels » où le SE-UNSA indique le planning des négociations (septembre 2013 à février 2014) et se félicite bien évidemment de la concertation ….

d) dans l’Enseignant N° 170 de novembre 2013 la couverture donne le ton « chantier métier : c’est parti » (le tout sur une image d’un bateau….lire ici http://www.se-unsa.org/UserFiles/File/publications/enseignant/170/ens_170_qe.pdf) mais on est un peu décu car il faut attendre la page 25 pour savoir où l’on va : dans un article qui fait écho à un édito de l’Us publication du Snes-Fsu sur le temps de travail (voir chapitre I …Us du 14 septembre 2013) le SE-Unsa proclame « le travail doit être reconnu » et de poursuivre :

« UNE ÉTUDE MENÉE PAR LA DEPP  fait état d’un temps de travail moyen de 41h17 pour les enseignants du second degré avec une pointe à près de 43h par semaine pour les certifiés. Pourtant,d’après les décrets datant de 1950, le service des enseignants se limite aux heures de cours. Il est temps de mettre le droit en cohérence avec les faits et de reconnaître officiellement tout le travail effectué au-delà des heures élèves. Les préparations et corrections représentent près de 40% du temps effectif. S’y ajoutent ensuite les temps passés avec la communauté éducative. Il peut s’agir de rencontres avec les parents mais aussi de réunions au sein de l’établissement. Là encore, cela n’est pas officiellement reconnu et c’est pourtant bien réel ! Les enseignants ont tout à gagner à la «vérité des prix».Pour le SE-Unsa, il faut faire correspondre les textes avec la réalité et les évolutions du métier »

e) dans l’Enseignant N°171 de décembre 2013 en page 23 (disponible ici :http://www.se-unsa.org/UserFiles/File/publications/enseignant/171/ens_171_qe.pdf) on apprend que

« Au cours des négociations, le SE-Unsa a réclamé et obtenu des garanties pour les collègues.• La définition hebdomadaire des services d’enseignement n’est pas modifiée (15h,18h, 20h…).• Le ministère souhaitait inscrire l’ensemble des missions dans le cadre des 1607h annuelles (équivalent d’un temps plein Fonction publique). À la demande du SE-Unsa, cette mention a été retirée et évite toute tentation d’annualisation ».

f) dans l’Enseignant N° 172 de janvier 2014 en page 25 une toute petite mention de l’évolution des discussions pour le secondaire..(voir ici  http://www.se-unsa.org/UserFiles/File/publications/enseignant/172/telechargement/ens_172_qe.pdf  ) Le SE-UNSA réaffirme « On ne peut en rester à des textes en complet décalage avec la réalité du métier. »

g) dans l’Enseignant N° 174 de mars 2014 un petit article pour expliquer que le SE-UNSA a été « utile » et que les « discussions sur le métier enseignant du secondaire sont terminées »….(en page 24 disponible http://www.se-unsa.org/UserFiles/File/publications/enseignant/174/telechargement/ens_174_qe.pdf) aucune publication papier du texte….dans l’Enseignant d‘avril 2014 même ton « une page se tourne » se félicite le SE-UNSA en page 25 (consultable ici http://www.se-unsa.org/UserFiles/File/publications/enseignant/175/telechargement/ens_175_qe.pdf) et d’expliquer que »Le volet indemnitaire de la réforme doit être présenté avant l’été. Les indispensables circulaires de cadrage sont attendues rapidement. »

 

qu’en conclure ? cela fera l’objet du chapitre III : évolution du discours du Snes- FSU tout au long du timing., éléments de langages et de discours communs avec les autres organisations syndicales, différences entre ce qui est écrit pendant les négociations et l’appréciation finale du projet de décret…

22 avril 2014

chapitre I : les « discussions métiers » : un timing concerté Ministère/SNES?

Classé dans : Non classé — nonauxmensongesdusnes @ 22 h 44 min

revenons à la chronologie des évènements…! (et à l’évolution du « discours »)

1) si l’on en croit le dossier de presse du ministère  les « négociations sur le métier » ont commencé dès juillet 2012 (« Dès la concertation pour l’avenir de l’École, qui s’est tenue de juillet à octobre 2012, il a été établi que la mise en oeuvre effective des priorités de la refondation de l’École exigeait de rénover nos pratiques pédagogiques et ainsi de redéfinir les métiers de l’éducation. Les réflexions se sont alors engagées depuis plus d’un an avec les représentants de tous les personnels qui, au contact des élèves, sont les premiers acteurs de la réussite ») (dossier complet ici :http://www.snes.edu/IMG/pdf/dossier_de_presse_MEN_1.pdf)

2) alors que les négociations se tiennent et se sont tenues : aucune information ne filtre de ce qui se discute sur la redéfinition des métiers de l’éducation avec le ministère, discussions où la Fsu est en première ligne : pas un article dans l’Université Syndicaliste entre juillet et décembre 2012 (seules sont évoquées une seule fois les difficultés rencontrées quant à l’interprétation faite des décrets de 50 par le recteur de Lille)

3) le 26 janvier 2013 le Snes publie dossier spécial « métier » dans l’Université Syndicaliste intitulé « professeur : un métier à réinventer ».(dossier complet ici : http://www.snes.edu/IMG/pdf/dossier_SNES_metier.pdf) : pas une ligne, pas un mot sur une évolution probable des statuts .

4) tous les US comprennent des articles sur la nécessité de la  revalorisation salariale . L’Us du 1 juin 2013 débute par un éditorial de Roland Huber en réaction au rapport de la Cour des Comptes « gérer les enseignants autrement ». Daniel Robin y signe un article qui se termine ainsi  » Prendre en compte les tâches nouvelles des enseignants sans pour autant créer des emplois supplémentaires sonne furieusement comme le « travailler plus pour gagner plus » de Nicolas Sarkozy. Si nous devions porter une appréciation sur ce travail de la Cour des comptes à l’image de celles que nous mettons sur les copies d’élèves que nous corrigeons, elle serait simple à trouver : «Ne doit pas copier sur son voisin de droite ». ■

5) pas un article sur les « négociations métiers » de janvier 2013 à Août 2013

6) Le numéro 734 de l’US du 14 septembre 2013 (consultable ici http://www.snes.edu/IMG/pdf/lus_734_pdf_bd.pdf) comporte en page 6 un article signé par Daniel Robin sur le « temps de travail » où il est précisé :

« La DEPP (1) vient de publier une étude sur le temps de travail des enseignants en 2010. Tous enseignants du second degré confondus il atteint 41 h 17 et pour les certifiés 42 h 53. On est très loin de la référence aux 35 heures qui prévaut tant dans le privé que dans la fonction publique. Rappelons que les certifiés et les agrégés n’ont pas bénéficié de la moindre diminution du temps de travail depuis plus de 60 ans et n’ont pas bénéficié d’un effet « 35heures » contrairement à l’ensemble des salariés. Ce décompte fait par le ministère met bien en évidence le poids du « travail invisible » qui s’ajoute aux heures devant élèves. Cette enquête montre aussi que le temps de travail est relativement similaire d’une discipline à l’autre.Mais un des grands intérêts de cette enquête est la comparaison que nous avons faite avec l’enquête de même type réalisée, aussi par la DEPP,sur l’année 2002. POIDS ACCRU DU TRAVAIL INVISIBLE Elle met en évidence qu’en huit ans le temps de travail d’un professeur certifié est passé de39 h 29 à 42 h 53 soit une augmentation de8,6% du temps de travail, ce qui est considérable.Cela a plusieurs causes. D’abord l’augmentation des heures supplémentaires qui, elles,sont rémunérées, mais aussi et surtout l’augmentation des activités en dehors de la présence des élèves qui, elles,ne le sont pas :multiplication des réunions, croissance du nombre d’élèves par classe qui accroît le nombre de copies, progression du nombre de classes en responsabilité pour atteindre le même nombre d’heures de cours.À un moment où vont s’ouvrir avec le ministère des discussions sur le métier d’enseignant, cette enquête pèse lourd car elle met en évidence que la dégradation de nos conditions de travail relève aussi d’éléments objectifs et quantifiables, tant sur la charge de travail que sur la rémunération.Pour le SNES-FSU, ces deux questions ne pourront donc être absentes des discussions à venir ». ■ 

et un article de Xavier Marand intitulé « Missions, statut, évaluation : du changement? » (consultable sur le lien ci-dessus) qui débute ainsi :

« Le ministre souhaite mieux reconnaître les missions des enseignants du second degré(en particulier en incluant dans le service les tâches faites hors la classe), favoriser le travail en équipe et permettre la diversification des parcours professionnels. Depuis de nombreuses années, le SNES-FSU revendique un abattement forfaitaire de 2 heures pour tous les enseignants afin de permettre le travail collectif. Les décrets de 1950 doivent être revus, améliorés et cadrés nationalement. Des décharges spécifiques (tutorat, enseignant chargé de la gestion de matériel…) doivent être mises en place. Des mesures urgentes doivent être prises dans les établissements relevant de l’éducation prioritaire »

 - le 19 Octobre 2013 le supplément à l’Us 735 (Us Mag) comporte en couverture « Métier : ouverture des négociations ».(consultable ici : http://www.snes.edu/IMG/pdf/usmag735_pdf_bd.pdf)

En page 13 un article  est signé Frédérique Rolet qui indique « Les propos du ministre de l’Éducation ont également porté sur la redéfinition du métier enseignant, notamment les décrets de 1955 (????) qui fixent les maxima horaires des corps (certifiés et agrégés) ; le ministre entend rendre visible l’intégralité des missions effectuées par les enseignants, substituer au principe de décharge une pondération pour des conditions d’exercice particulières (éducation prioritaire, cycle terminal des lycées), admettre que toutes les interventions pédagogiques, cours, TP, accompagnement font partie du service à égalité.Le SNES-FSU interviendra dans les groupes pour relayer la demande des collègues d’une amélioration qui touche tout le monde, qui garde l’identité du métier enseignant, la transmission et l’appropriation des savoirs par des élèves tout en reconnaissant le « travail »invisible » et de se moquer plus bas du SNPDEN qui a l’audace de demander la suppression des décrets de 50 au motif qu’ils auraient le même âge que Miou-Miou

- le 22 novembre 2013 a lieu « la première réunion  » de travail sur le « métier » avec remise de « fiche métier »

- le 7 décembre 2013 l’US N° 736 débute par un éditorial signé par les trois co secrétaires du SNES-FSU (déjà signataires à tour de rôle des quelques articles parus sur le sujet depuis septembre 2013) (consultable ici http://www.snes.edu/IMG/pdf/us736_pdf_bd.pdf) où ceux ci précisent : »Le SNES-FSU appelle donc l’ensemble des collègues à prendre connaissance des propositions, à les juger à l’aune de leurs attentes, de leur connaissance de la réalité du métier, de leur volonté, qui ne s’est jamais démentie, de faire réussir leurs élèves. C’est à partir de cette analyse collective, de ces débats dans les établissements que devront être abordées les formes d’action nécessaires pour peser sur les écritures du futur projet de décret, mais aussi pour que ce « chantier ministériel » soit le levier pour obtenir l’ouverture de discussions sur d’autres sujets urgents qui y sont liés : revalorisation salariale, lutte contre la crise de recrutement, amélioration des conditions de travail de toutes et tous, tant au collège qu’au lycée » le tout suivi de deux pages d’analyse des textes en négociation, deux pages intitulées « réforme du statut » (pour mémoire les textes de travail ne sont pas « fournis » dans l’Us N° 736)

- le 12 décembre 2013 a lieu « la deuxième réunion » sur le métier

- le 21 décembre 2013 l’Us N° 737 comporte en page 2 un court article de Frédérique Rolet intitulé « MÉTIER LE TEMPS DE LA MOBILISATION » où il est précisé que  » Le SNES-FSU participe depuis le début aux discussions sur le chantier métier ouvert par Vincent Peillon ; il informe au jour le jour les collègues de l’évolution des propositions. Le 12 décembre, le SNES-FSU a fait part au ministre de vives inquiétudes de la profession sur ce dossier » et de préciser en conclusion « C’est pourquoi le SNES-FSU veut utiliser le temps donné pour poursuivre et amplifier la mobilisation«  (article complet consultable ici : http://www.snes.edu/IMG/pdf/us_737_pdf_bd.pdf)

- jusqu’au 8 février 2014 et l’Us n0 738  silence radio sur la « mobilisation  » promise et sur le chantier « métier »..dans ce dernier numéro un article en page 3 (petit article consultable ici http://www.snes.edu/IMG/pdf/us_738_pdf_bd.pdf) où il est indiqué que le ministre a du « prolonger les débats » notamment suite à la mobilisation des CPGE

- le 12 février 2014 a lieu la « troisième (et dernière réunion) réunion » sur le métier : elle est suivie d’un communiqué de presse que vous trouverez ici  http://www.snes.edu/Professeurs-du-second-degre.html

- jusqu’au 22 mars 2014 (à 5 jours du CTM du 27 mars où l’avis des représentants des personnels allait être demandé!!) silence radio.

.Dans l’Us 739  (consultable ici http://www.snes.edu/IMG/pdf/us_739_pdf_bd.pdf)  daté du 22 mars 2014 Frédérique Rolet dans un éditorial en première page affirme « ni revalorisation souhaitée par le SNES-FSU ni refondation déstructurant le métier enseignant, ce texte ne mérite ni cet excès d’honneur ni cette indignité. De quoi parle-t-on réellement ?Le projet reprend, pour une grande part, les points fondamentaux des décrets de 1950″.

Cet éditorial est suivi d’un article en page 3 signé Christophe Barbillat et Xavier Marand qui analyse le projet de décret et conclut par « En tout état de cause, la situation impose de continuer la bataille syndicale pour la réduction du temps de travail, l’allégement de la charge de
travail et la revalorisation de nos métiers.À cette fin, le SNES-FSU met en ligne, à disposition de tous, l’ensemble des éléments : le texte du projet et son analyse statutaire ». L’article est suivi de l’encart suivant :

« Le SNES-FSU en action : Par les nombreuses réunions organisées dans les établissements et les académies, et l’information mise en ligne et diffusée par les mails aux syndiqués, le SNES-FSU a mis à la disposition de la profession les outils lui permettant d’être actrice de son devenir.Les discussions sur les fiches métier enseignant se sont ouvertes fin novembre pour se poursuivre en décembre et être finalisées le 12 février. En faisant le choix de la transparence et de l’information de la profession à chaque étape des discussions, le SNES-FSU a créé un rapport de force de nature à contraindre non seulement le ministère de l’Éducation nationale, mais aussi Bercy et la Fonction publique, pesant sur les arbitrages gouvernementaux. C’est dans cette même démarche que le SNESFSU portera en CTM les améliorations nécessaires au projet de décret proposé par le ministre. »

- le 27 mars 2014 lors du CTM le SNES FSU s’abstient, permettant ainsi l’accord (par 5 voix pour sur 15) du CTM sur le sujet

-le 19 avril 2014 (alors que le décret n’est toujours pas publié) l’Us N° 740 comporte un supplément 4 pages intitulé « spécial décret » (consultable ici http://www.snes.edu/IMG/pdf/us_740_pdf_bd.pdf)

 

la boucle est bouclée…

nous analyserons l’évolution du discours dans le chapitre II

21 avril 2014

Pourquoi ce blog?

Classé dans : Non classé — nonauxmensongesdusnes @ 11 h 14 min

Depuis des mois le SNES-FSU diffuse des analyses tronquées, contradictoires voire grossièrement mensongères en ce qui concerne les discussions menées au ministère de l’Education Nationale (appelées « discussion métiers ») quant aux nouveaux statuts des enseignants du secondaire, amenés à remplacer les fameux « décrets de 50″   : ce blog a pour ambition de remettre les choses à l’endroit et de placer les argumentations successives du SNES-FSU devant leurs contradictions, leurs erreurs voire même leurs mensonges les plus éhontés…Le SNES-FSU est le principal syndicat des enseignants du secondaire, LA FSU détient la majorité des sièges au Comité Technique Ministériel qui a été amené à donner son avis sur le projet de décret le 27 mars 2014 : elle porte donc  une responsabilité particulière dans tout le processus qui a vu (à la date d’aujourd’hui le décret n’est pas encore publié) les décrets de 50 être abrogés (ne restent quelques dispositions concernant les CPGE quant aux temps de service enseignant) et dans l’avis positif qui a été donné par ce même CTM au projet de décret présenté par Peillon.(pour mémoire SE-UNSA ET SGEN-CFDT ont voté pour , la FSU sauf le SNUEP s’est abstenue, le SNUEP, la CGT , SUD et FO  ont voté contre)

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